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LE VERBE

« La Rue »

 

Enfant déteste  solitude.

Profite de la liberté retrouvée.

Rue son premier refuge.

Attendre le premier rentré.

Plus de repère.

Recul de la vision.

Tout tourne en dérision.

La rue suit le dernier parti.

Rue mouroir de l’esprit.

Rue refuge.

Une Autre école.

Qui vous racole.

Liberté de la rue c’est foutu.

Sentiment d’avoir déjà tout vu.

Stagnation, dérobade, escapade

Instant de blocage.

Plus de direction pour une éducation.

Rue mouroir de l’esprit.

Plus de place pour l’évolution.

Rue pompe, suce l’énergie.

Rue qui  tire vers le bas,

Rue rien pour votre bien.

Rue sournoise.

Rue pour perdre son temps.

Rien d’enrichissant pour un enfant.

Rue du déclin existentiel.

Rue des orientations erronées.

Endroit de prédilection.

Recul de la vision.

Tout tourne en dérision.

Emotions en surface.

La rue et ses fantasmes.

Acteur, Chanteur, navigateur.

Merlin l’enchanteur.

Rue loin de l’information.

Lieu de rumeurs.

Rien ne vous donne de la splendeur.

Splendeur de l’âme et de l’esprit.

Situation de circonstances.

Rue de l’adolescence,

Rue de l’aberrance.

Rue devient quartier, boulevard.

C’est déjà bien tard.

Trop de retard.

Ignorance avec arrogance gagne terrain.

Zone a risque.

Rue des souvenirs.

Nom  gravé à jamais sur le trottoir.

Rue des amis pour la vie.

Là rien ne s’oublie.

Une histoire pour toujours.

Fil rouge  de la délinquance.

Fureur de vivre.

Rituel du passage.

Première vision inconsciente.

Rite initiatique.

Une raison marche dans couloir de la vie.

Identification à un groupe.

Groupe de la rue.

Diversité de population.

Liens de liberté.

Liens de fraternité, complicité.

Perception apaisante, temporalité.

Mortalité.

Génération incomprise, révoltée.

Malaise d’adolescent.

Sentiment d'urgence inhérente.

Rue de la  poésie soigne de son essence.

Sortir de l’obscurité.

Aligner des mots de quartier.

Fusion textuelle de la réalité.

Pour exister, se réaliser, évoluer.

C’est bien dans cette rue ou je suis né.

Affronter la lumière cruelle de la réalité.

C’est déjà bien tard.

Trop de retard.

Il ne restera qu’un slam de zonard.

Ce n’est pas du Ronsard

Tu seras fait d'un vulgaire la fable :

Tu bâtiras sus l'incertain du sable,

Et vainement tu peindras dans les cieux:

Une poésie de la Rue.

 

Samiel

IMAGE  ET  CITATION (création et sélection Samiel)

Tag(s) : #Poesie poème Slam Vie

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