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En classe économique Greg à déjà les écouteurs sur les oreilles et entend une merveilleuse voix, accompagnée d’une mélodie douce, généreuse, une mélodie qui  porte son âme ailleurs, qui réveille de lointains souvenirs, qui soulève les larmes de l’émotion, et vous dresse le poil de frisson. Il capte quelques paroles, il est dans un état, un passage à travers le temps, seul, plus rien qui ne puisse arrêter son rêve.

Les seules paroles qu’il retiendra.

Ne va pas croire que pour l’amour je risquerai toute ma vie.

Ne va pas croire que je suis celle qui t’attendra toute une vie.

Greg repense à sa première femme  Soad qui un jour l’a quitté pour réaliser ce qu’elle pensait être sa mission,  assouvir cette soif de travail, cette passion, ce don de soi pour une cause humanitaire à Madagascar, au début c’était pour une opération spécial vaccination sur les hauts plateaux et depuis elle sillonne le Monde, en ayant ses attaches sur L’île. Greg est envahi par cette sensation de s’éloigner encore un peu plus d’elle en partant dans ce pays d’Amérique du Nord qu’il a tend aimé, cette terre où ils s’étaient connus lors voyage organisé.

Cette vie c’est elle qui l’a choisi, elle ne pouvait pas supporter de voire, regarder tant de misère sans rien faire, tant d’enfants soldats, tant d’enfants sans soin, sans vaccin.

 

Par amour Greg  l’a laissé libre, et ravi d’avoir eu dans sa vie une femme aux convictions profondes, même si cela lui a coûté et lui coûte chaque jour. Vol de jour,  apéro, plateau, un film, un peu d’écriture pour passer le temps, quelques banalités à son voisin de droite, un sourire à sa voisine de gauche, Greg se met à l’écriture. Il à ce sentiment d’être dans un vaisseau spatial qui revient de loin très loin. Un vaisseau porteur d’une âme en retour d’un long voyage, d’une absence inexpliqué, un retour certainement étudié, programmé. Tel un Bédouin de la stratosphère, avec des vagues de météorites comme territoire,   l’autorisaient à des interprétations innombrables. Il se rapproche de Samiel par la pensée, qui lui murmure à l’oreille. « Aujourd’hui c’est la Saint Valentin » , par réflexe  il sort la dernière lettre de Soad, reçue de Madagascar,  car  pour lui c’est un amour jamais refermé, même si plusieurs femmes ont éclairées son chemin d’homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon cher Greg.

Reçois tout d’abord  l’expression de ma plus grande affection et les meilleurs souhaits de bonne année que puisse former une ancienne compagne qui t’aime et pense toujours à toi. Je regrette bien cher Greg que tu ne sois ici pour pouvoir t’embrasser et t’exprimer tout ce que mon cœur a pour toi, mais il faut prier et c’est ce que je fais à chaque instant que nous jouissions toujours dans une bonne santé et avec une bonne fortune.

Ta lettre du 1er Janvier m’a éprouvé beaucoup de joie que tu sois de la meilleure santé et que le bon dieu puisse te l’accorder longtemps, Je ne puis qu’être enchantée des bonnes nouvelles que tu me donnes sur ton état moral, que le bon dieu puisse te l’accorder pour toujours et toujours de mieux en mieux. Il en est de même de moi pour le moment Dieu merci ainsi que toute notre famille d’Humanitaires.

Je te dirai que cette semaine passée a été un temps épouvantable, on ne pouvait ni sortir ni faire rien. Les orages les plus violents ont eu lieu la nuit de mardi et la journée et la nuit de mercredi, une pluie toujours en tempête sans cesser une minute qui à occasionné des éboulements très nombreux et retardant considérablement le courrier, et la livraison des médicaments. Des dégâts sur notre centre de soins, ainsi qu’au petit du village, mais aussi aux alentours. Sur plusieurs points les routes se sont effondrées, bien des petits jardins ont changé de place, d’autres ont été ravinés. J’ai constaté des pertes sensibles et des dégâts considérables. Tout ce que j’avais ensemencé poussait admirablement bien. La récolte s’annonçait bonne. C’est aujourd’hui le découragement.

Il y a des murs qui sont tombés, surtout ceux qui donnent sur la route. Tout cela, va entraîner des dépenses supplémentaires et une misère plus grande chez les habitant et accentuer leurs demandes. Ici la pauvreté ordinaire est flagrante,  l’état des miséreuses cases d’habitation -à l’image des modestes temples protestants- dans la brousse de l’extrême nord, autour d’Antsiranana. Des amas de tôle rouillée récupérée en découpant des barils de pétrole et assemblée à même la terre battue. Construire en dur reste hors de portée des ruraux.

 Les petits marchés sur les bas côtés des routes proposent des tomates, des échalotes ou des pommes par tas de 3, les pièces d’ariary manquant pour en acheter plus. Comme il y a 40 ans déjà. La vie se durcit ici, les poches sont vides». Les salaires, en effet, n’excèdent pas 35 € par mois et à peine 15% de la population est salariée. En plus le prix du riz triple, l’Etat ayant arrêté ses subventions pour le maintien de son prix artificiellement bas. Tu ne parles pas encore de ton arrivée, pour venir nous encourager, mais j’ai cru comprendre dans ta lettre que tu partais pour Montréal, pour une mission bizarre, je n’ai pas tout bien saisi, mais surtout va manger un trois étages au Beaux Jeudis, et pense à moi, ne drague pas trop, c’est étrange je me sens jalouse d’un seul coup. Est-ce que tu as l’intention d’y rester longtemps. Allons cher Greg, ne tarde pas trop, cela te servira à te distraire un peu, et tu as certainement besoin de soleil, même si ici ce n’est pas un paradis. Je pense  qu’ici tout le monde ne pense qu’à te voir. Je finis cher Greg en te disant au revoir ou plutôt en te disant ton Ex qui t’aime pour la vie je t’embrasse encore bien fort ton amie dévouée et toute à toi. Attention à toi, prend soin de toi.
    Soad

 

 

 

 

En relisant une deuxième fois la lettre Greg, s’intégra dans le contenue en y découvrant les cadences, les tournures qui coulaient dans son cœur comme des motifs musicaux, des changement de tonalité, et des pauses auxquels il n’avait pas prêté attention à la première lecture.   

Des détails, des bribes d’images, et des effets miroir apparurent comme le dessin d’un édifice que l’on contemple sous des angles différents. 

Il referma la lettre, envahi dans un état de plénitude extrême, entouré d’un halo d’espoir,  et d’amour  et il s’endormi avec un sourire, il est toujours dans son cœur de dit il.

Aujourd’hui deux âmes sont séparées par un océan, séparées par le temps, chacune d’elle à repris sa liberté, chacun seul, de même que chaque corde d’une harpe, mais vibrant de la même harmonie.

 

Clara de son côté en première classe profite du service exceptionnel, et ultra confortable un espace privé à la forme d'un cocon avec une fonction massage, et qui se transforme en lit quand l'heure de dormir est arrivée. Les sièges sont grands et disposent tous d'un écran privatif LCD et d'une grande table qui permet à deux personnes de dîner ensemble comme au restaurant, mais elle est résolument seule. Elle peut choisir entre du champagne Dom Perignon ou Krug. Les sièges sont longs et larges,  le kit de toilette est siglé Ferragamo, alors que Givenchy s'occupe des chaussons. Les sièges peuvent être transformés en lits avec des draps, un duvet, et de confortables oreillers. Une armoire personnelle pour ranger ses affaires, du personnel aux petits soins. Malgré cela, Clara reste préoccupé, par son affaire, et n’arrive pas franchement à ce détendre. Son seul objectif repérer l’oiseau rare.

Et puis son esprit s’envole sur sa vie, elle pense que dans sa course infernale, il lui manque une chose une seule chose, l’amour, une histoire d'amour pleine de passion comme Edith et Marcel. Trouver enfin une personne qui ferait battre son coeur. Tout d’un coup une voix la sort de sa rêverie,  et capte une conversation, «  il est franchement sympathique ce garçon de m’avoir cédé sa place, je devais être au rang dix sept »
Merci pour l’info ce dit elle ! Ni une ni deux Clara se lève pour aller prospecter le rang indiqué.


 

Fin de la première partie

Document non relu  «  état brut »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Essai

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