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Etre moderne c’est inventer de l’inconnu pour voir l’inconnu l. Les poètes  maçons font leur propre histoire. L’émancipation des poètes sera l’œuvre des poètes eux-mêmes. L'oralité n'est pas une écriture orale mais la revendication de la partie orale de tout texte écrit. Une planche tracée de ses travaux, reste impossible sans ses deux pieds, celui de son oralité et celui de son écriture qui s'effectuent en même temps. Ecrire pour le silence ne serait qu’une imposture. Le poète  Maçon  fait sa propre histoire, il planche. Sa planche, introduit un temps, qui devient plus grand que le temps. Vivre dans sa solitude en cherchant, le Sujet, qui façonnera l’Humaine pierre brute. Il  va chercher sa nuit dans le puits du poème pour incendier sa lumière. Il écrit avec son coeur, et sa planche contient une oralité.

                                               
       « Le slam d’Hiram »

 

 

 

Une écriture dans un germe partagé.

Jeu de l'un dans l'autre  fonde la planche tracée.

Il était une fois un peuple qui vivait sous l’autorité du vieux roi Salomon.

Il était une fois, un artiste qui venait de Tyr 
qui faisait monter le fer sur les murs du Temple.

Il était une fois Hhuram.

Il était une fois dans l’histoire de l’être.

Il était plusieurs fois.

Il est plusieurs êtres.

Il était une fois dans la première fois.

L’histoire se couvre de lieux communs.

L’histoire est commune et se met en cercle.

« Au commencement était le verbe »

Ecoutons sa planche, son  poème voix

Écoutons la voix.

Au cours du voyage, se déroule une tragédie.

Furieux coup d’équerre.

Il était une fois, il est trahit.

Coup de maillet en plein front.

Visage disparaît sous le tablier.

Acacia, il était une fois.

Mourir à ce qui est inférieur,

Pour renaître à une vie supérieure.

Il n’est plus une fois

 

 

 

 

 

 

Sa planche  va commencer à chanter d’une autre façon pour raconter au monde cette  sanglante tragédie.L’arc en ciel du chant, un jour, se fera plume pour s’écrire.


       
Il n’est plus une fois.

Il est plusieurs fois.

Une planché tracée pour le collectif.

Le mythe s’arrête et commence.

Chaque jour, commence le commencement.

Mystère sanglant du rituel.

L'être et son chant deviennent son être.

Face écrite et  face orale.

Planche oralisée, repose sur l'écriture.

Le poète maçon  réalise la jonction entre le mot et les choses.

Pratique de l'oralité, sa planche devient un Slam.

Il était une fois, il est plusieurs fois.

Ainsi commence chaque jour l’histoire d’un poème.

Chaque poème à son histoire.

Chaque histoire à sa planche.

 Chaque planche tracée est un Slam.
Samiel

Tag(s) : #Poemes maçonniques

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